jeudi 9 juillet 2020

Le diable..




Le diable n'est que la tentative désespérée de se passer de Dieu.
Tellement humain..

Demedim mi..



Ahh demedim mi , gönül sana demedim mi..?

Ne te l'avais-je pas dit , mon cœur, ne te l'avais-je pas dit?









dimanche 15 septembre 2019

Aujourd’hui j’aperçus une belle

 Bugün ben bir güzel gördüm



Aujourd’hui j’aperçus une belle
Qui me regardait depuis le sérail du cœur.
Mes yeux furent éblouis
Par la beauté de son visage.
Elle entra avec majesté dans le jardin,
Toutes les fleurs se levèrent pour la saluer.
La primevère inclina la tête,
La rose, timidement, rougit.
La porte du jardin est la rose,
Les rossignols chantent sur les branches.
Sefil Emrah est ton serviteur,
Pardonne-lui ses erreurs.



Bugün ben bir güzel gördüm
Bakar cennet sarayından
Kamaştı gözümün nuru
Onun hüsn-ü cemalinden

Salındı bahçeya girdi
Çiçekler selama durdu
Mor menekşe boyun eğdi
Gül kızardı hicabından

Bahçenin kapısın açtım
Sandım ki cennete düştüm
Sevdim coştum helallaştım
Buse aldım yanağından

Bahçenin kapısı daldır
Dalında öten bülbüldür
Emrah da bir edna kuldur
Bağışla geç günahından

Erzurumlu Emrah

jeudi 13 juin 2019

BIENHEUREUX DÉSIR




Ne le dites à personne, sinon au sage,
Car la foule est prompte à railler :
Je veux louer le Vivant
Qui aspire à la mort dans la flamme.

Dans la fraîcheur des nuits d’amour
Où tu reçus la vie, où tu la donnas,
Tе saisit un sentiment étrange
Quand luit le flambeau silencieux.

Tu ne restes plus enfermé
Dans l’ombre ténébreuse
Et un désir nouveau t’entraîne
Vers un plus haut hyménée.


Nulle distance ne te rebute,
Tu accours en volant, fasciné,
Et enfin, amant de la lumière,
Tе voilà, ô papillon, consumé.

Et tant que tu n’as pas compris
Ce : Meurs et deviens !
Tu n’es qu’un hôte obscur
Sur la terre ténébreuse.

Le divan de Johann Wolfgang von Goethe

Tout pauvre …




Tout pauvre à qui tu donnes toi-même,
Tu l’aimeras comme toi-même.
Donne joyeusement ton obole,
N’amasse pas de trésor à léguer ;
Hâte-toi joyeusement de préférer
La présence à la mémoire.

Le divan de Johann Wolfgang von Goethe

lundi 4 mars 2019

Photo de Pierre Pellerin    


 Quand on parle, on campe dans sa parole.

Quand on se tait, on campe dans son silence.

Quand on joue de la musique, on lève le camp, on replie sa tente et on s'éloigne dans le chant faible, délivré de la corvée du dire et du taire. (...)

Dans la musique on est comme dans l'amour: engagé sur le sentier de la vie faible.

On va du point A au point B, d'une lumière à une autre. On est entre les deux, trébuchant dans le noir.

Vivant d'incertitude et souriant d'hésitation, attentif à ce mouvement en nous de la vie frêle, oublieux du reste.



Christian Bobin

L'homme - Joie

P 46

Éloge du secret



"Mon "Éloge du secret" est cousin de l' "Éloge du silence" : c'est comme une invitation de soi à soi.
 Le dialogue intérieur permet,déjà, de se restaurer comme sujet par rapport à soi-même. Il nous évite d'être aspiré par l'extérieur comme si dès qu'on pensait quelque chose, il fallait immédiatement le faire savoir. L'identité et l'équilibre d'un être passent d'abord par ce qu'il se dit à lui-même, avant de passer par ce dont il parle.
S'il se parle à lui-même, il tombera moins facilement dans le piège de parler pour parler ou tout dire à n'importe qui, en croyant qu'il suffit, comme dans un talk-show à la télé, de parler pour aller mieux. Une parole, en soi, n'est pas thérapeutique."

        Pierre Levy - Soussan
          "Éloge du secret"